Ils m'ont eue ! J'ai lutté pendant des mois, mais j'ai fini par me faire piquer par la "mouche macaron"... A force de les voir sur les blogs, j'ai eu envie de me lancer. Surtout lorsqu'on se promène sur les pages de Pure Gourmandise, qui serait presque un éloge à cette petite mignardise à collerette... Ahhhh, cette collerette ! Elle ne s'offre pas dès le premier soir, il faut savoir l'apprivoiser !

Après avoir lus les conseils de Mercotte dans son guide virtuel, "Desperate Macaron's girl" et regardé les résultats de plusieurs internautes, je m'y suis mise. Plusieurs problèmes s'offrent à moi avant même d'avoir commencé : je n'ai pas de thermomètre à sucre, il m'est donc impossible de réaliser une meringue italienne... J'ai une poche à douille, mais que des embouts cannelés... J'ai une balance mécanique un peu aléatoire... Mon four est à gaz et vieux de l'an Pépone... Et je n'ai pas les 3 plaques identiques nécessaires... J'étais mal partie.

Allez, j'ai tout de même fait un effort pour la balance (LES MACARONS DEMANDENT DE LA PRéCISION ! 10 g de différence peuvent tout faire rater) et pour l'embout, et j'ai acheté ce qu'il me fallait. Je n'ai toujours pas de four à châleur tournante, ni de thermomètre à sucre, mais j'ai fini par réussir !!! (on oublie que j'ai raté 5 fournées avant celle-ci, hum hum...)

Voici quelques conseils pour celles et ceux qui, comme moi, partent du mauvais pied.

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Ingrédients : - 100 g de blancs d'oeufs  - 1 pincée de sel  - 60 g de sucre semoule  - 125 g d'amandes en poudre  - 190 g de sucre glace  - colorant alimentaire  - pâte de spéculoos

Eh oui, il faut PESER LES BLANCS D'OEUFS et ne pas en utiliser approximativement 3... Il faut aussi les réserver pendant au moins 24 h afin qu'ils se fluidifient. ATTENTION : au moment de l'utilisation, ils doivent être à TEMPERATURE AMBIANTE ! Les blancs trop froids ne montent pas. Au besoin, je les tiédis au bain marie...

Les amandes et le sucre glace doivent être mélangés ensemble. Si l'on utilise de la poudre d'amandes Vah.né, pas de problème, elle est très fine, mais si l'on utilise, comme moi, les gros sachets de 500 g, il vaut mieux la mixer finement avec le sucre glace et même la tamiser : plus ce mélange sera fin, plus les macarons seront lisses

Battre les blancs en neige avec une pincée de sel. Lorsque le mélange commence à blanchir, ajouter le sucre semoule en 3 fois sans cesser de battre. Fouetter jusqu'à ce que la meringue soit très ferme et brillante.

Ajouter à cette meringue le mélange en 3 fois également, l'incorporer trèèès délicatement à l'aide d'une maryse ou d'une spatule (ça s'appelle le macaronnage, mais on s'en fout...). C'est là que l'on peut ajouter le colorant (beige pour moi).

Remplir une poche à douille muni d'un embout lisse. NE LECHEZ PAS LE PLAT TOUT DE SUITE ! Les quelques gouttes de pâte qui restent sur le bol servent à fixer la feuille de papier sulfurisé sur la plaque : une petite touche dans chaque coin, et ca ne bouge plus ! Pitite astuce...

Ensuite il faut former les macarons. J'espère que ce n'est pas la première fois que vous utiliserez une poche à douille parce que les premiers essais sont laborieux... Pour la technique, on pose l'embout sur la plaque, légèrement incliné et on compte (un, deux, trois quatre, cinq) en exerçant une pression régulière sur la poche de l'autre main. Les macarons doivent s'étaler un peu et devenir tous lisses. Attention aux bulles d'air, elle éclatent à la cuisson.

Puis faut s'armer de patience et LAISSER CROUTER (quelle délicate expression) au moins une heure. Mais deux, trois quatre, cinq c'est bien aussi. Certains préconisent toute la nuit... heu, franchement, j'ai éssayé, et mes macarons se sont transormés en petits volcans... Je ne retenterai pas.

Alors, il parait que leur jolie collerette vient de la technique des trois plaques superposées lors de la cuisson. Moi, je n'en ai qu'une, ainsi que quelques grands moules en fer. Eh bien les plus jolis macarons que j'ai obtenu sont ceux qui ont cuit sur des moules à tartes retournés : la châleur se diffuse mieux.

IM005111Arrive le pire moment : la cuisson. Eh bien oui, CA DéPEND DES FOURS ! Les bienheureux munis de fours à châleur tournante préconise une cuisson au th. 4 ou 5. Chez moi, c'est plutôt th.3, voire 2. Feu trèès doux. Même pô peur d'enfourner sans préchaffage préalable, na ! Même pas peur d'ouvrir la porte à mi-cuisson, pour les admirer, les p'tiots !

C'est cuit, ou c'est pas cuit ? Ils ne doivent pas colorer du tout, mais ne doivent pas bouger quand on les touche du doigt.

Les sortir tout de suite et transférer la feuille de papier sur une surface froide (plan de travail...). ATTENDRE QUE LES MACARONS SOIENT PARFAITEMENT REFROIDIS POUR LES DECOLLER !

Fourrer avec de la pâte de spéculoos (miam miam) et les assembler deux par deux. Réfrigérer une nuit (c'est meilleur).